jeudi 22 mai 2014

Journée mondiale de la biodiversité



En ce 22 mai a lieu, comme chaque année, la journée mondiale de la biodiversité. La biodiversité, ou diversité biologique, représente la diversité des êtres vivants, des écosystèmes et des gènes ainsi que les interactions ayant lieu entre les différents organismes d’une part et entre ces mêmes organismes et le biotope dans lequel ils évoluent d’autre part. Depuis le sommet de la Terre de 1992 (Rio de Janeiro) et l’adoption de la convention sur la diversité biologique (CDB), la préservation de la biodiversité est considérée comme un des enjeux majeurs du développement durable. 

Le thème à l’honneur cette année est « la biodiversité insulaire », ce choix ayant été motivé par la décision de l’Assemblée Générale des Nations Unies de désigner l’année 2014 comme l’année internationale des petits états insulaires en développement. 

Les 100 000 îles existantes sur la planète sont considérées comme des réservoirs de biodiversité d’une grande richesse. Elles abritent de nombreuses espèces végétales et animales endémiques, c’est-à-dire que l’on ne trouve nulle part ailleurs sur Terre. Les écosystèmes insulaires sont de ce fait particulièrement sensibles aux perturbations et sont pour beaucoup déséquilibrés. Certaines espèces se retrouvent menacées d’extinction et des effets négatifs sont observés sur les êtres humains. Les principales causes d’extinction des espèces insulaires sont la destruction de leur habitat, les espèces exotiques envahissantes, le développement du tourisme, le changement climatique, les catastrophes naturelles, la surexploitation, et la pollution. Sur les 724 extinctions d’espèces animales enregistrées au cours des 400 dernières années, plus de la moitié étaient des espèces insulaires. Avec plus de 1300 îles sur son territoire (sans compter les îles de la France d’Outre-mer), la France est directement concernée par l’érosion et la protection de la biodiversité insulaire.

dimanche 17 novembre 2013

L'air intérieur en Alsace ... et ailleurs



Les évènements se multiplient en ce moment autour de la question de l'air intérieur. Alors qu'une première matinée organisée par Actena avait lieu le 25 octobre dernier à l'occasion du salon Energivie, Mardi 13 novembre s'est tenu à la Maison de la Région à Strasbourg, un colloque sur l'air intérieur à l'initiative de la Mutualité Française de l'Est. Alors que retenir de ces évènements ? 

Tout d'abord quelques chiffres rappelés par Mme Andrée Buchmann, Vice-Présidente de la CUS en charge du développement durable, mais surtout Présidente de l'Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur (OQAI) depuis 2001. Il y a aujourd'hui en France près d'une centaine de décès par an dus au monoxyde de carbone. Par ailleurs, on recense annuellement plus d'un millier de cas de légionelloses. Ces quelques données montrent l'importance d'avoir placé les questions de l'air intérieur parmi les priorités des différents PNSE (Plan National Santé Environnement) qui ont été mis en œuvre depuis 2004. Sonia Doisy (DREAL Alsace) elle, rappelle que l'OMS lie les facteurs environnementaux à 14% de la morbidité, et 15% de la mortalité en Europe.

Poussières, CO, moisissures, allergènes, radon, formaldéhyde et autres COV... comment peut-on se prémunir de ces polluants qui occupent des espaces où nous passons aujourd'hui plus de 80% de notre temps? Les acteurs sont nombreux et leurs actions complémentaires. Le Dr Alexandre Feltz, Vice-Président de la CUS en charge de la santé, travaille à sensibiliser les bailleurs sociaux, où des problèmes de moisissures apparaissent chroniquement, et qui peuvent être à l'origine des nombreuses demandes de changement de logement. L'ASPA, l'association en charge de la surveillance de l'air en Alsace, effectue de nombreuses mesures sur l'air que nous respirons, mais conduit également des travaux de recherche et d'investigation sur l'émissivité des matériaux. Elle mène en parallèle des actions de sensibilisation et d'information, et a créé un site dédié où tout un chacun peut faire un point sur son exposition aux polluants de l'air : http://www.laircmonaffaire.net/

Au détour d'une discussion avec la salle, le Pr Frederic De Blay évoquant la "mode" actuelle autour des huiles essentielles, rappelle que ces substances sont très fortement émissives en COV, et qu'elles sont d'ailleurs interdites dans les produits écolabellisés, car considérés comme allergisantes. Enfin, il n'est pas rare d'observer des taux de limonène supérieurs au mg/m3 dans les foyers des adeptes de ces substances, ce qui pose un certain nombre de questions. 

Enfin, Mme Martine OTT a présenté le dispositif des CMEI (Conseiller Médical en Environnement Intérieur) en place depuis quelques années, et qui reste quelque peu méconnu. Les CMEI peuvent réaliser des visites au domicile de personnes souffrantes de troubles respiratoires, sur prescription médicale. Ils réalisent alors un premier diagnostic du logement afin d'identifier les sources potentielles de pollution intérieure dans l'habitat. Une fois ce bilan effectué, ils conseillent les particuliers sur les solutions à mettre en œuvre, depuis des conseils pouvant relever du bon sens pratique (aération, lavage des textiles) à des prescriptions plus techniques (utilisation d'aspirateur à filtre HEPA, substitution des matériaux présents...).

L'air intérieur est aujourd'hui une question centrale de la santé environnementale. Elle est intimement liée à l'évolution des matériaux contenus dans nos objets d'usage, de consommation, ou dans les constructions, et témoigne de notre aptitude à mener une transition écologique nécessaire vers de nouveaux modes de développement.

Liens :


mercredi 6 novembre 2013

Gestion innovante de l'eau dans le bâtiment



Hier soir avait lieu un retour d'expérience en format Afterwork, sur de nouvelles pratiques liées à l'eau et à l'énergie dans le bâtiment. Cette soirée qui se déroulait dans les locaux de la CCI à Strasbourg était co-organisé par les trois pôles de compétitivité Hydreos, Alsace-Energivie et le pôles Fibres, dans le cadre d'un cycle de rencontres sur le thèmes "Le bâtiment dans la ville de demain", financé par la Communauté Urbaine de Strasbourg.

Ce moment était partagé en deux temps. Le premier portait sur la mise en œuvre du principe de cloacothermie sur la Caserne Lefebvre de Mulhouse, et le second sur l'assainissement écologique au service du bâtiment soutenable, avec une étude de cas portant sur une station d'épuration végétalisée installée à La cour de Honau.

La cloacothermie 
Provenant de cloaca, terme faisant référence aux premières canalisation récoltant les eaux usées dans la Rome antique, la cloacothermie a pour finalité de récupérer la chaleur spécifique des eaux résiduaires urbaines pour l'alimentation des systèmes de chauffage et d'eau chaude sanitaire des bâtiments. Ce système a été mis en place à Mulhouse, dans le cadre d'un chantier dont le client final était Batigere, lors de la réhabilitation de la Caserne Lefebvre et de sa transformation en bâtiment résidentiel. Dans le cadre d'une convention entre Cofely qui a travaillé avec le bureau d'étude Ingérop sur ce projet, et l'opérateur de gestion du réseau de la ville (Lyonnaise des eaux), des changeurs thermiques ont été installés dans un collecteur d'eaux usées situé à environ 150 m du bâtiment en faisant circuler un fluide caloporteur autour des effluents. Résultat : 108 logements qui voient leur besoins en chauffage et ECS couverts à 70%, le reste étant assuré par un appoint au gaz. L'installation d'échange thermique est prévue pour 30 ans, avec une rentabilisation estimée entre 15 et 20 ans, selon les scenarii énergétiques.

L'assainissement écologique avec les filtres plantés
 

Dans cette seconde période, l'Atelier Reeb, spécialisé depuis plusieurs années dans les techniques de phytoépuration, nous présentait l'une de ses installations au Centre de loisirs de la Cour de Honau. Là ont été installés 2 filtres plantées pouvant être alimentés en alternance afin d'éviter la saturation des milieux et de permettre un développement optimal. Ces filtres sont donc constitués de sables de granulométries différentes, et plantés de roseaux. La phytoépuration se fait donc grâce au microcosme développé dans les rhizomes (racines) permettant l'aération du milieu et la colonisation bactérienne aérobie. Dans une seconde partie, en aval sont installées des structures d'infiltration, notamment plantées en saules, autre végétal connu pour ses vertus épuratrices, où intervient alors de manière plus intéressante le mécanisme de l'évapotranspiration. L'ensemble présente également un intérêt notoire sur l'intégration paysagère, et la prise en compte de la biodiversité dans le projet.

Liens : 

http://www.hydreos.fr/fr
http://www.energivie.info/
http://www.atelier-reeb.fr/
http://www.ingerop.fr/
http://www.cofelyservices-gdfsuez.fr/
http://www.lyonnaise-des-eaux.com/

mercredi 3 juillet 2013

Holistic Environnement dans le CUS Magazine estival

On parlait de nous cet été dans le journal de la Communauté Urbaine de Strasbourg !

L'édition Juin-Juillet-Août 2013 complète du CUS Magazine par ici !

dimanche 20 janvier 2013

Tous nos voeux !

Holistic Environnement a le plaisir de vous adresser tous les meilleurs vœux pour cette année 2013 !


vendredi 23 novembre 2012

On parle d'Holistic Environnement !

Retour sur la journée Développement Durable organisée par l’École de Management de Strasbourg en octobre dernier dans le Journal des 3 valeurs.



Le journal complet est disponible à cette adresse :
http://www.em-strasbourg.eu/docs/actualites/journaldestroisvaleurs_n1.pdf


vendredi 5 octobre 2012

Présentation de Holistic Environnement à l'Ecole de Management de Strasbourg



Mardi 2 octobre, avait lieu au PEGE la première des journées consacrées aux "3 valeurs" de l’École de Management de Strasbourg sur la thématique du développement durable. Cette valeur est notamment portée au sein de l'établissement par la chaire développement durable, occupée par Pia Imbs, experte en matière de RSO, qui publiait il y a quelques jours un article sur la prochaine obligation de reporting RSE pour les entreprises.

 Cliquez sur l'image pour accéder à l'article intégral.

Pour l'occasion, Holistic Environnement animait le matin un ciné-débat autour du film Inside Job, sur la thématique de la crise économique des subprimes de 2008, et tenait l'après-midi, une conférence sur le thème "Du diagnostic environnemental à la gestion des risques", co-animé par Daniel Merino. 

Nous tenons à remercier tous les organisateurs pour cette journée enrichissante.

Suivront prochainement deux journées consacrées aux autres valeurs de l'EM, à savoir l'éthique et à la diversité.